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DPE et location : ce que tout propriétaire bailleur doit savoir

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Vous êtes propriétaire bailleur et vous entendez parler du DPE à longueur de journée ?

Normal. Depuis quelques années, le Diagnostic de Performance Énergétique est devenu LE sujet incontournable pour tous ceux qui louent un bien immobilier. Et en 2026, les choses se corsent sérieusement.

Interdictions de louer, amendes, gel des loyers… Si vous n’êtes pas à jour, vous risquez gros. Et pas seulement une petite tape sur les doigts.

Mais pas de panique. On va tout reprendre ensemble, calmement, avec des mots simples et des exemples concrets. À la fin de cet article, vous saurez exactement où vous en êtes, ce que vous devez faire, et comment anticiper sereinement.

Au programme :

  • Ce qu’est le DPE (vraiment, sans jargon inutile)
  • Pourquoi il est devenu obligatoire — et contraignant — pour les bailleurs
  • Le calendrier des interdictions : quels logements ne pourront plus être loués, et quand
  • Combien coûte un DPE et qui le réalise
  • Comment améliorer votre étiquette énergétique (et combien ça coûte)
  • Comment gérer tout ça efficacement quand on possède plusieurs biens

C’est parti. 👇

1. Le DPE, c’est quoi exactement ?

Le Diagnostic de Performance Énergétique, c’est une sorte de bulletin de notes énergétique de votre logement. Il mesure deux choses :

  • La consommation d’énergie primaire de votre bien (chauffage, eau chaude, ventilation, éclairage…), exprimée en kWh/m²/an.
  • Les émissions de gaz à effet de serre (le CO2 que votre logement rejette), exprimées en kgeq CO2/m²/an.

Le résultat se traduit par une étiquette allant de A à G. Vous la connaissez, c’est celle qu’on voit sur toutes les annonces immobilières.

  • A et B : bravo, votre logement est un bon élève. Peu énergivore, peu polluant. Le genre de bien que les locataires s’arrachent.
  • C et D : correct. Vous êtes dans la moyenne du parc français. Pas de souci pour louer, mais il y a certainement des marges d’amélioration.
  • E : attention, on commence à entrer en zone de vigilance. Le logement consomme beaucoup et les futures réglementations risquent de vous rattraper.
  • F et G : aïe. Ce sont les fameuses « passoires thermiques ». Et là, les ennuis commencent.

Si votre bien est classé F ou G, vous êtes directement concerné par les interdictions de location qui se mettent en place progressivement. Vous l’aurez compris, le DPE est devenu un sujet clé pour les bailleurs pour réussir leur investissement immobilier.

2. Pourquoi le DPE est devenu un sujet aussi sérieux pour les bailleurs ?

Il fut un temps où le DPE était un simple document informatif. On le faisait faire, on le rangeait dans le dossier, et on n’y pensait plus. Ces temps-là sont révolus.

Depuis la réforme de juillet 2021, le DPE est devenu opposable. Ça veut dire quoi concrètement ? Que votre locataire peut contester votre DPE devant un tribunal s’il estime qu’il ne correspond pas à la réalité. Et si le juge lui donne raison, vous devrez le dédommager financièrement.

Mais ce n’est pas tout. Le législateur a décidé de s’attaquer frontalement aux passoires thermiques. L’objectif est clair : sortir progressivement les logements les plus énergivores du parc locatif.

Et pour ça, il a mis en place un calendrier d’interdictions que tout propriétaire bailleur doit connaître par cœur.

3. Le calendrier des interdictions : les dates à retenir absolument

Voici les échéances clés. Lisez bien, parce que chaque date peut changer la donne pour votre patrimoine.

Depuis janvier 2023 : les logements dont la consommation dépasse 449 kWh/m² par an ne peuvent plus être mis en location en France métropolitaine. Ce seuil correspond aux passoires thermiques les plus extrêmes.

Depuis le 1er janvier 2025 : les logements classés G au DPE sont interdits à la location. Interdits. Pas « déconseillés ». Interdits. Si vous avez un bien classé G et qu’un bail arrive à échéance, vous ne pouvez pas relouer tant que des travaux n’ont pas été réalisés pour améliorer l’étiquette.

À partir du 1er janvier 2028 : c’est au tour des logements classés F. Même sanction : interdiction de mise en location.

À partir du 1er janvier 2034 : les logements classés E seront eux aussi concernés.

Vous voyez le mouvement ? Le filet se resserre. Et si vous possédez un ou plusieurs biens classés E, F ou G, vous avez intérêt à anticiper. Parce que les travaux de rénovation énergétique ne se font pas en un claquement de doigts — et les artisans qualifiés ne courent pas les rues.

Autre point important : depuis 2022, il est interdit d’augmenter le loyer d’un logement classé F ou G entre deux locataires (et même en cours de bail lors d’une révision). Autrement dit, non seulement votre bien perd de la valeur locative, mais en plus, votre loyer est gelé. Double peine.

4. Les sanctions si vous ne jouez pas le jeu

« Bon, et si je fais l’autruche ? »

Mauvaise idée. Très mauvaise idée, même.

Si vous louez un bien sans DPE, vous vous exposez à une amende pouvant aller jusqu’à 3 000 euros pour un particulier, et jusqu’à 15 000 euros pour une personne morale (SCI, société…).

Si votre DPE est erroné ou ne reflète pas la réalité de la consommation du logement, votre locataire peut exiger une compensation financière. Et depuis que le DPE est opposable, les tribunaux n’hésitent plus à donner raison aux locataires.

Si vous louez un logement interdit à la location (classé G depuis 2025), votre locataire peut saisir le juge pour obtenir la mise en conformité du logement, voire une réduction de loyer. Sans parler de l’image que ça renvoie et du stress que ça génère.

Bref, l’époque du « on verra bien » est terminée.

5. Comment se passe un DPE concrètement ?

Rien de très compliqué, rassurez-vous.

Le DPE est réalisé par un diagnostiqueur certifié. Vous pouvez vérifier sa certification sur l’annuaire officiel du Ministère de la Transition écologique. Le professionnel se déplace chez vous, inspecte le logement (système de chauffage, isolation, ventilation, production d’eau chaude…) et rentre tout ça dans un logiciel de calcul basé sur la méthode 3CL (Calcul de Consommations Conventionnelles des Logements).

Cette méthode, introduite en 2021, est bien plus fiable que l’ancienne qui se basait simplement sur les factures d’énergie. Maintenant, le calcul prend en compte les caractéristiques techniques réelles du bâtiment : matériaux, épaisseur d’isolation, type de vitrage, orientation, système de chauffage…

Combien de temps dure un DPE ? Comptez entre 30 minutes et 2 heures selon la taille et la complexité du logement.

Combien ça coûte ? Le tarif n’est pas réglementé, mais en général, un DPE coûte entre 100 et 250 euros selon le type de bien, sa surface et votre localisation. Mon conseil : demandez plusieurs devis. Les prix varient pas mal d’un diagnostiqueur à l’autre.

Quelle est la durée de validité ? 10 ans. Mais attention : si vous avez fait réaliser votre DPE avant le 30 juin 2021, il est probablement obsolète car l’ancienne méthode de calcul a été remplacée. Dans ce cas, un diagnostiqueur doit le refaire.

Petit détail important : le DPE n’est pas éligible aux aides financières type MaPrimeRénov’ ou Prime CEE. C’est un diagnostic obligatoire, pas un travail de rénovation. Les aides, elles, sont réservées aux travaux eux-mêmes. On en parle juste après.

6. Le DPE au quotidien : où et quand l’utiliser ?

Quand vous mettez un bien en location, votre DPE doit apparaître à deux endroits :

  • Dans l’annonce immobilière. Que ce soit sur internet, en vitrine d’agence ou dans la presse, l’étiquette énergie et la référence du DPE doivent être mentionnées. Un locataire doit pouvoir connaître la classe énergétique du logement avant même de le visiter.
  • En annexe du contrat de bail. Le DPE fait partie du Dossier de Diagnostic Technique (DDT) qui doit être remis au locataire au moment de la signature du bail, ou au plus tard à l’entrée dans les lieux.

Oublier l’un de ces deux points, c’est s’exposer aux sanctions qu’on a vues plus haut. Autant dire que ça ne vaut pas le coup de jouer avec.

7. Comment améliorer son DPE (et combien ça coûte) ?

Votre bien est classé E, F ou G ? Pas de fatalité. Des travaux de rénovation énergétique bien ciblés peuvent vous faire gagner une, deux, voire trois classes sur l’étiquette DPE.

L’ordre des priorités est généralement le suivant :

Étape 1 : l’isolation

C’est la base. Un logement mal isolé, c’est comme chauffer avec les fenêtres ouvertes. Vous avez beau avoir le meilleur système de chauffage du monde, la chaleur s’échappe par les murs, le toit, les fenêtres et le plancher.

Les travaux d’isolation les plus courants :

  • Isolation des combles (c’est souvent le chantier le plus rentable : le toit peut représenter jusqu’à 30 % des déperditions thermiques)
  • Isolation des murs par l’intérieur ou l’extérieur
  • Remplacement des fenêtres simple vitrage par du double ou triple vitrage
  • Isolation des planchers bas

Étape 2 : la ventilation

Une bonne isolation sans ventilation adaptée, c’est le meilleur moyen de se retrouver avec des problèmes d’humidité et de moisissures. Une VMC double flux permet de renouveler l’air tout en récupérant la chaleur.

Étape 3 : le chauffage

Une fois le logement bien isolé et ventilé, on s’occupe du chauffage. Remplacer une vieille chaudière au fioul par une pompe à chaleur ou une chaudière à condensation peut faire une différence énorme sur l’étiquette DPE.

Étape 4 : les énergies renouvelables

Pour aller encore plus loin, l’installation de panneaux solaires ou d’un chauffe-eau solaire peut vous permettre d’atteindre les classes A ou B.

Combien ça coûte ?

Tout dépend de l’ampleur des travaux, bien sûr. Mais pour vous donner un ordre de grandeur :

  • Isolation des combles : entre 20 et 70 €/m²
  • Isolation des murs par l’extérieur : entre 100 et 200 €/m²
  • Remplacement de fenêtres : entre 500 et 1 500 € par fenêtre
  • Pompe à chaleur air/eau : entre 8 000 et 18 000 €

Oui, ça représente un investissement. Mais il y a deux bonnes nouvelles.

Première bonne nouvelle : des aides financières existent pour alléger la facture. La Prime CEE (Certificats d’Économies d’Énergie), MaPrimeRénov’, le bonus « sortie de passoire thermique », la TVA réduite à 5,5 %, l’éco-prêt à taux zéro jusqu’à 50 000 euros… En cumulant ces aides, le reste à charge peut baisser de manière significative.

Deuxième bonne nouvelle : un logement rénové consomme moins d’énergie. Vos locataires paient moins de charges, ce qui rend votre bien plus attractif. Et un bien attractif, c’est moins de vacance locative et potentiellement un loyer revalorisé (puisque le gel des loyers ne s’applique plus une fois sorti des classes F et G).

8. Gérer le DPE et les obligations quand on a plusieurs biens

Si vous possédez un seul appartement en location, gérer le DPE reste faisable. Vous connaissez l’étiquette, vous savez quand elle expire, vous suivez les travaux à faire.

Mais si vous possédez 3, 5, 10 biens ou plus ? Là, ça se complique.

Il faut suivre les dates de validité de chaque DPE. Anticiper les échéances réglementaires pour chaque logement. Planifier les travaux de rénovation en fonction des priorités. Intégrer les coûts dans votre budget prévisionnel. Et ne rien oublier, parce qu’un DPE expiré ou un logement interdit à la location, ça peut vite devenir un cauchemar administratif et financier.

C’est là qu’un logiciel de gestion locative prend tout son sens. Un outil comme Monsieur Hugo permet de centraliser toutes les informations de votre portefeuille immobilier — y compris les DPE, leurs dates de validité, les alertes d’échéances réglementaires — et de piloter l’ensemble depuis une interface unique. Quand vous gérez plusieurs lots, ce type d’outil n’est pas un gadget : c’est un filet de sécurité.

9. DPE vente vs DPE location : attention à la confusion

On me pose souvent cette question : « J’ai déjà un DPE pour la vente, est-ce que je peux l’utiliser pour la location ? »

La réponse est oui, dans la plupart des cas. La méthode de calcul est la même. Si votre DPE vente est encore valide (moins de 10 ans, réalisé après le 1er juillet 2021), il peut servir pour une mise en location.

En revanche, l’inverse n’est pas toujours vrai. Un DPE réalisé spécifiquement pour la location peut ne pas suffire pour une vente, car les exigences documentaires diffèrent.

Mon conseil : si vous hésitez, demandez directement à votre diagnostiqueur. Ça évitera les mauvaises surprises.

Ce qu’il faut retenir

Le DPE n’est plus un simple bout de papier qu’on classe dans un tiroir. C’est devenu un outil stratégique pour tout propriétaire bailleur.

Il conditionne votre droit de louer. Il influence la valeur de votre bien. Il détermine votre capacité à augmenter le loyer. Et il vous oriente vers les travaux qui feront de votre logement un investissement durable et rentable.

Les échéances arrivent vite. Les logements classés G sont déjà interdits à la location. Les F, c’est dans moins de deux ans. Les E, dans moins de huit ans.

Alors, que vous ayez un seul bien ou un portefeuille entier, la meilleure chose à faire, c’est de vérifier votre DPE aujourd’hui, d’identifier les travaux nécessaires, de chiffrer les aides disponibles et d’agir.

Parce qu’en matière de DPE, ceux qui anticipent s’en sortent toujours mieux que ceux qui attendent la dernière minute. 😉

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Bruno Cantegrel

Bruno Cantegrel

Fondateur de Monsieur Hugo & Serial Investisseur depuis 15 ans

Je suis le CEO et le fondateur de Monsieur Hugo : le 1er assistant personnel en gestion locative des propriétaires malins.

J'ai maintenant plus de 15 ans d'expérience en investissement et gestion locative.

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